Avant de devenir Madame

C’était au temps jadis du minitel et des débuts des rencontres cybernétiques. Après quelques échanges de messages, nous avions compris que nous étions chacun à la recherche de l’autre. Dans un instant d’inconscience ou de désir trop fort, Corinne m’avait donné son numéro de téléphone.

Nos voix se sont rencontrés, émues.

Le trouble était intense. Deux inconnus qui se dévoilaient, qui exposaient leurs désirs les plus tabous, qu’ils n’avaient jamais échangés avec personne.

Corinne avait préparé le martinet qu’elle cachait au fond d’un tiroir en attendant que la sonnerie résonne. Alors je lui ai demandé, ordonné, de jouer des lanières sur elle.

Quelle intensité dans le son du cuir sur sa peau invisible, de son souffle lorsqu’elle m’offrait ces coups.

Voilà un beau souvenir d’un lointain passé, quand l’inconnue s’était offerte et m’avait donné son plaisir.

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Ana

Romantisme de trentenaire. Je me souviens de ce début d’après-midi passé avec Ana Lopez Garciadans un parc bruxellois. Le printemps laissait les fleurs sortir de terre et les arbres annonçaient de beaux fruits. Ana Lopez Garcia était fraîche et belle. Le soleil rendait son sourire encore plus resplendissant.

Puis il y eu ce repas. Elle était vétue d’un superbe tailleur et un décolleté qui, je dois l’avouer, m’a beaucoup perturber. Deux petites heures suspendues dans un rêve de nouvelle vie. Je me retrouvais à 18 ans, le corps pris d’un désir inavouable et l’esprit incapable de dire au corps d’oser le geste vers elle.

Je l’ai raccompagné à sa voiture et lui ai demandé si je pouvais la serrer dans mes bras. Elle a accepté. Quelques secondes de plaisirs.

J’aurais tant aimé t’embrasser Ana Lopez Garcia.

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Petit déjeuner

Ce matin, alors que je disposais de temps puisque je ne devais voir un client qu’à 10h. Sur le point de partir, je nouais ma cravate et je laçais mes chaussures lorsque Nadine est venu dans l’entrée de notre maison pour me saluer.

Tout à coup j’avais envie de la voir nue. Je lui ai donc demandé de se dénuder. Elle a été un peu étonné de ma demande, mais pourquoi pas.

Lorsqu’elle fut nue face à moi alors que j’enfilais ma veste, je lui fit signe de s’agenouiller sur le sol froid. Les poils se redressèrent sur sa peau, ses tétons durcirent un peu.

Je me réjouissais de cette image : un homme en complet veston face à une femme nue. Une image d’Helmut Newton. Ma queue se redressait visiblement dans le pantalon.

« viens le baiser »

Nadine s’avança et posa sa bouche sur le tissus tendu. J’avais envie de la douceur chaude et humide de sa bouche et pourtant je tournais mes talons et ouvrir la porte donnant sur la rue.

Nadine surprise ne bougea pas.

« à ce soir ! »

En démarrant la voiture, je m’imaginais la suite que donnerait Nadine à ce moment…

3 Commentaires 7.11.05 22:02, Commenter